Le S&P 500 vient de se faire battre.
Chers Investisseurs,
Voici votre T-News de la semaine : 5 actus qui comptent pour investir en bourse, en moins de 5 minutes.
📊 L'indice S&P 500 équipondéré bat le S&P 500 classique cette année : +14,8% contre +11,8% depuis janvier. Dans le S&P 500 classique, plus une entreprise est grosse, plus elle pèse : Nvidia représente à elle seule 7,5% de l'indice. Dans la version équipondérée, chaque entreprise pèse pareil, soit 0,2%. La raison de cet écart : les 7 plus grandes entreprises de l'indice n'ont gagné que +5% sur l'année, contre +16% pour les 493 autres. La hausse ne repose plus sur une poignée de géants, le reste du marché prend le relais.

🔍 Parmi les 7 magnifiques, Meta est devenue la moins chère. Elle se paie 17x son bénéfice d'exploitation. Pourtant son chiffre d'affaires a encore progressé de +28% au dernier trimestre. Ce qui fait peur au marché, ce sont les dépenses : jusqu'à 145 milliards de dollars dans l'IA cette année, un budget relevé une nouvelle fois. Les investisseurs ont en mémoire le métavers, où Meta a brûlé des dizaines de milliards sans retour, et redoutent de revoir le même film. À l'autre bout, Tesla se paie 318x son bénéfice d'exploitation. Le prix actuel de Meta suppose que ces milliards ne rapporteront rien. Est-ce que ce sera vraiment le cas ?

🔄 Terry Smith abandonne son fameux « ne rien faire ». Le gérant de Fundsmith, souvent surnommé le Buffett anglais, résume sa méthode en trois règles : acheter de bonnes entreprises, ne pas surpayer, ne rien faire. Il vient de renoncer à la troisième. Après 5 ans de sous-performance, ses clients ont retiré 13 milliards, et lui a vendu 13 de ses 25 lignes en 6 mois, dont Nike, Novo Nordisk et Zoetis. Son explication : le marché ne récompense plus les fondamentaux, seulement ce qui monte, à cause des ETF. Simple excuse ou vrai changement d'époque ? Et surtout, est-ce que ce qu'il a acheté à la place est vraiment meilleur ? Roman a analysé son nouveau portefeuille dans cette vidéo.

⭐ Constellation Software répond aux sceptiques à sa manière : en achetant. Le sérial-acquéreur canadien de logiciels de niche a déployé 2,2 milliards de dollars en acquisitions sur les 12 derniers mois, un record dans son histoire. Pendant ce temps, l'action a perdu -39% depuis son plus haut en mai 2025, le marché craignant que l'IA ne rende ses logiciels obsolètes. Le directeur financier a qualifié la chute de « superbe opportunité d'achat », et une douzaine de dirigeants ont acheté des actions au plus bas. Constellation paie ses acquisitions au même prix qu'il y a un an. Sa propre action, elle, vaut 39% de moins.

🐕 Le leader mondial de la santé animale n'a jamais été aussi peu cher. Zoetis a perdu 50% en un an, fragilisé par la concurrence montante sur ses produits vedettes pour chiens et des objectifs annuels abaissés. Résultat, l'action ne se paie plus que 12x ses bénéfices, contre encore 20x en début d'année. Toute la question est de savoir si c'est un simple passage à vide ou un avantage compétitif qui se fissure.

Merci pour vos super retours sur ce format !
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Je lis toutes vos réponses.
Bon week-end,
Sven - Méthode Trident
