Dashboard Trident, septembre 2026

Voici où en est le Portefeuille Trident, ce qu'il contient, et ce qui justifie chacune de ses lignes.

🎯 Notre stratégie tient en 3 critères : des chiffres 2 fois supérieurs aux indices, un avantage concurrentiel durable, et un prix qui laisse au moins 10%/an de rendement estimé. Une entreprise qui échoue sur l'un des trois n'entre pas au portefeuille. Nous détenons entre 10 et 15 lignes, avec 2 remplacements par an. Ce que l'on vise n'est pas de trouver beaucoup d'idées, mais d'en trouver peu et de les garder longtemps.

La stratégie Trident en 3 critères

📊 Le Portefeuille Trident a gagné +5% en août, contre +2% pour le S&P 500 comme pour le MSCI World. Un mois de bourse ne dit pas grand-chose, et nous en avons connu de bien moins bons. Ce qui compte est ailleurs : nous n'avons rien vendu et rien arbitré, la composition est la même qu'au 31 juillet. Une bonne stratégie se reconnaît au nombre de décisions qu'elle évite de prendre.

Notre performance en août 2026

🚀 ServiceNow a signé +33% sur le mois et représente à elle seule 42% de nos gains d'août. À l'autre bout du portefeuille, Google affiche -5% et nous l'avons renforcée le 25 août. Selon moi, rien dans ses résultats ne justifiait ce recul. Renforcer ce qui baisse quand la thèse n'a pas changé reste l'un des rares gestes qui se paient sur la durée.

Ce qui a le plus bougé en août 2026

📈 Depuis son lancement, le Portefeuille Trident affiche +81%, soit 17%/an. L'objectif que nous nous sommes fixé se situe entre 14 et 16%/an, nous sommes donc au-dessus pour le moment. Trois ans et demi restent une période courte, et ce chiffre bougera dans les deux sens. À mes yeux, la seule chose qui mérite d'être jugée sur une durée aussi brève, c'est que la méthode n'a pas changé une seule fois.

La performance du portefeuille Trident depuis son lancement

🌍 Le portefeuille est réparti sur 5 grands modèles économiques, du logiciel critique à l'audience publicitaire. Les logiciels critiques pèsent 29%, les marketplaces 22%, l'infrastructure financière 21%, les semi-conducteurs 13% et l'audience 12%. Détenir 12 actions qui dépendraient toutes du même moteur ne serait pas de la diversification. Ce que l'on cherche, c'est que deux lignes ne puissent pas se tromper pour la même raison.

Une diversification par modèles économiques

⚖️ Le portefeuille compte 12 actions, dont la plus lourde, ASML, pèse 13%. Le cash représente 2%. Aucune ligne ne dépasse 15%, ce qui évite qu'une mauvaise surprise sur une seule entreprise vienne abîmer l'ensemble. Nous préférons concentrer sur nos meilleures idées plutôt que diluer dans une trentaine de positions que nous suivrions mal.

La composition du portefeuille Trident

💪 Sur les 5 dernières années, nos actions Trident affichent +23%/an de croissance des free cash-flows, contre +8%/an pour le S&P 500. L'écart se retrouve sur la rentabilité des capitaux employés, 28% contre 12%, et sur les marges opérationnelles, 30% contre 17%. Ces entreprises ne sont pas meilleures par hasard : ce sont les critères de sélection qui les ont amenées là.

Des fondamentaux bien plus solides que l'indice

🌱 Sur les 5 prochaines années, les bénéfices de nos actions devraient croître de 22%/an, contre 11%/an pour le S&P 500. Onze de nos douze lignes font mieux que l'indice. La seule à faire jeu égal est Intuit, à 11%, et c'est précisément pour cette raison qu'elle n'est plus à l'achat. Sur la durée, une action grandit à la vitesse de ses bénéfices.

Des bénéfices qui grandissent 2 fois plus vite que l'indice

🏷️ Sept de nos douze lignes se paient aujourd'hui moins cher qu'au jour où nous les avons achetées. Intuit est passée d'un multiple de 32 à 12, Fair Isaac de 36 à 18. Leurs bénéfices, eux, ont progressé pendant ce temps. Meilleure qualité, meilleure croissance, meilleur prix.

Extension ou contraction du multiple depuis notre date d'achat